LES PAYSAGES CRITIQUES

 

 

La ville est souvent pensée comme la reconquête dune identité. Aussi, elle   suppose  une dépersonnalisation comme si l'individu ne se trouvait plus en mesure de donner un autre sens à sa vie quotidienne que celui de circuler dans les méandres urbains.

 

Le discours impose des modèles d'interprétation morale qui ordonnent les causes de toute destructuration individuelle. La ville d'aujourdhui cultive son paradoxe. A la fois elle est capable d'intégrer mais aussi d'exclure ses habitants.

 

Ces peintures décrivent les paysages,  pas n'importe lesquels, ceux des quartiers les plus urbanisés des grandes villes, comme pour pointer les excès d'une société qui regorge de territoires surpeuplés, de ghettos sociaux et inégalitaires.

 

Ces vues satellites, aux codes cartographiques salis et aux couleurs fondues nous parlent bien de cette anonymat, de cette usure, de cette perte de l'individu dans la vie collective.